Wesley Fofana, la révélation métisse du XV de France


Le trois-quarts centre de 24 ans, Wesley Fofana, qui est né à Paris, a explosé lors de ce Tournoi des VI Nations. Le jeune métis franco-malien a inscrit quatre essais en autant de sélections. Retour sur une révélation.

MALIEN PAR SON PÈRE Moustapha et français par sa mère, Wesley Fofana, le métis, est un enfant du bitume parisien. Le nouveau joueur de l’équipe de France a d’abord marché sur les traces de son papa, footballeur amateur. Il intègre, à 8 ans, le centre de formation du football de Paris où il côtoie l’international du PSG Jérémy Ménez. « Je jouais avec Jérémy Ménez, qui a plutôt bien percé… », rigole Wesley FofanaPlutôt doué, il se passionne pour le club de la capitale dont son père est un fervent supporteur, abonné au Parc des princes.

Il s’essaie également au basket-ball et ne découvre le ballon ovale qu’à 13 ans au collège Georges Braque (13e arrondissement) sous l’influence d’un professeur, avant de rejoindre son premier club. « Il était déjà nettement au-dessus des autres, se souvient Jean-Paul Carayol, vice-président de l’USO Massif central, un club du 13e , qui lui a fait signer sa première licence en 2001. Il avait déjà une grosse pointe de vitesse et un sens inné du crochet. Grâce à ses qualités, il faisait la différence ballon en main. » À 15 ans, il file au Paris Université Club (PUC) puis intègre le pôle France de Marcoussis (Essonne), en 2006, où il joue avec Morgan Parra.

Le « Gavroche »

À 20 ans, le « Gavroche » choisit de rejoindre Clermont qu’il considère comme le « meilleur centre de formation de France » . Mais l’adaptation aux exigences du professionnalisme est compliquée. Poussé par les entraîneurs clermontois qui croient en lui, il décide de se prendre en main. « Il a réduit sa masse graisseuse alors qu’il avait tendance à être un peu rond », constate Jean-Paul Carayol qui continue de le suivre. Cette saison, sa carrière a décollé. Il brille en l’absence des internationaux partis à la Coupe du monde. Sa puissance et sa vitesse font merveille, notamment en Coupe d’Europe où il inscrit trois essais.

Il a séduit Philippe Saint-André, le nouvel entraîneur des Bleus, qui lui a fait confiance d’entrée.  Wesly Fofana a fêté sa première sélection lors de la victoire (30-12) contre l’Italie en marquant un essai.  La confiance de Saint-André est également payante par la suite  : le métis franco-malien inscrit ses deuxième et troisième essais respectivement contre l’Ecosse et l’Irlande lors de ses 2ème et 3ème sélections. Contre l’Angleterre, pour sa 4ème sélection, il est encore décisif et marque un essai en fin de match. Wesley Fofana a, lui aussi, « plutôt bien percé… ».

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